Le ski est profondément ancré dans la culture sportive suisse. Qu’il s’agisse de ski alpin, de ski de randonnée, de freeride ou de ski de fond, cette pratique conjugue plaisir, performance et contact privilégié avec la montagne. Elle sollicite cependant intensément le corps, parfois de manière asymétrique et répétitive, et l’expose à des contraintes biomécaniques spécifiques ainsi qu’à des traumatismes potentiellement sérieux. Dans ce contexte, l’ostéopathie occupe une place de choix, à la fois en prévention, dans l’optimisation du geste sportif, et dans la prise en charge de nombreux troubles fonctionnels liés au ski. À Lausanne, dans le canton de Vaud et en Suisse romande, la Policlinique Ostéopathique de Lausanne (POL) accompagne régulièrement des skieurs de tous niveaux, du pratiquant occasionnel à l’athlète confirmé, avec une approche fondée sur des compétences reconnues de premier recours et une compréhension fine des exigences de ce sport.
Le ski : un sport exigeant pour l’appareil musculo-squelettique
Le ski impose des contraintes mécaniques élevées sur l’ensemble du corps. Les membres inférieurs sont particulièrement sollicités, notamment les genoux, les hanches et les chevilles, qui doivent absorber des forces importantes, gérer les changements rapides d’appui et maintenir la stabilité sur des surfaces variables. Les muscles des cuisses et des fessiers travaillent souvent en contraction prolongée, parfois en isométrie, ce qui favorise la fatigue musculaire et les déséquilibres. Le tronc et la colonne vertébrale, quant à eux, jouent un rôle central dans la transmission des forces entre le haut et le bas du corps. Les mouvements de rotation, de flexion et d’extension répétés sollicitent la région lombaire et thoracique, tandis que le port d’un sac à dos en ski de randonnée ou en freeride modifie la posture et la répartition des charges. Les membres supérieurs, bien que moins exposés en apparence, participent à l’équilibre global et peuvent être concernés lors de chutes ou par des tensions cervicales liées à la posture.
Sur le plan épidémiologique, les blessures les plus fréquentes en ski concernent le genou, en particulier les lésions ligamentaires, mais aussi les lombalgies, les cervicalgies, les douleurs de hanche et certaines atteintes de surcharge, comme les tendinopathies. À côté de ces lésions traumatiques ou structurelles, de nombreux skieurs développent des troubles fonctionnels persistants, parfois discrets mais limitants, pour lesquels l’ostéopathie peut jouer un rôle central.
Troubles fonctionnels et traumatismes chez les skieurs
Il est essentiel de distinguer les traumatismes aigus des troubles fonctionnels. Les traumatismes aigus, tels que les fractures, les ruptures ligamentaires ou les luxations, relèvent d’une prise en charge médicale urgente et spécialisée. En Suisse, l’ostéopathe, en tant que professionnel de la santé de premier recours, est formé pour reconnaître ces situations, orienter rapidement vers les structures médicales appropriées et assurer, le cas échéant, un suivi ostéopathique complémentaire après la phase aiguë.
Les troubles fonctionnels, en revanche, regroupent des douleurs sans lésion structurelle identifiable, des raideurs articulaires, des pertes de mobilité, des tensions musculaires persistantes ou des troubles de la coordination. Une douleur lombaire qui apparaît après plusieurs journées de ski, une sensation d’instabilité du bassin, une cervicalgie liée à une posture prolongée ou une gêne au genou sans lésion visible à l’imagerie sont des exemples fréquents. Ces troubles résultent souvent d’un déséquilibre entre les capacités du corps et les exigences imposées par la pratique du ski. Une préparation physique insuffisante, une technique imparfaite, une asymétrie ancienne ou une récupération incomplète peuvent contribuer à leur apparition. C’est précisément dans ce champ que l’ostéopathie déploie tout son potentiel.
Approche ostéopathique du skieur à la POL
À la POL, la prise en charge ostéopathique du skieur repose sur une évaluation globale et individualisée. L’ostéopathe ne se limite pas à la zone douloureuse, mais s’intéresse à l’ensemble des chaînes fonctionnelles impliquées dans le geste sportif. L’examen clinique permet d’évaluer la mobilité articulaire, la qualité des tissus, la coordination neuromusculaire et l’équilibre postural, tout en tenant compte de l’histoire médicale et sportive du patient. Les techniques ostéopathiques utilisées sont adaptées à chaque situation, et peuvent inclure des techniques articulaires, myofasciales ou musculaires, toujours dans le respect des connaissances scientifiques actuelles et de la sécurité du patient. L’objectif n’est pas seulement de soulager la douleur, mais de restaurer une fonction optimale et durable, en améliorant la mobilité, la capacité d’adaptation et l’efficacité du geste.
Chez le skieur, cette approche permet généralement de remédier aux douleurs lombaires et cervicales, d’améliorer la mobilité des hanches et des chevilles, et de favoriser une meilleure transmission des forces. Elle s’inscrit pleinement dans le cadre des compétences de premier recours de l’ostéopathe en Suisse, tout en s’articulant, lorsque cela est nécessaire, avec d’autres professionnels de la santé ou du sport.
Prévention, performance et récupération : un rôle clé de l’ostéopathie
L’ostéopathie ne se limite pas au traitement des douleurs installées. En prévention, une consultation avant la saison de ski permet d’identifier des restrictions de mobilité ou des déséquilibres susceptibles d’augmenter la probabilité de blessure pour les personnes à risque. Cette démarche est particulièrement pertinente, par exemple, pour les skieurs intensifs ou les personnes reprenant le ski après une période d’inactivité. Sur le plan de la performance, une meilleure mobilité articulaire et une coordination optimisée contribuent à un geste plus fluide et plus assuré. Sans promettre de gains spectaculaires, l’ostéopathie peut aider le skieur à exploiter pleinement son potentiel physique, en réduisant les compensations inutiles et la fatigue excessive.
La récupération constitue un autre domaine d’intervention important. Après plusieurs journées consécutives de ski, le corps accumule des contraintes et des micro-tensions. Une prise en charge ostéopathique adaptée peut favoriser une récupération plus rapide, améliorer la qualité du sommeil et réduire le risque de voir s’installer des douleurs chroniques. Cette approche s’intègre idéalement dans une stratégie globale incluant repos, hydratation, entraînement adapté et, si nécessaire, suivi médical.
Limites et complémentarité avec la médecine conventionnelle
Il est essentiel de rappeler que l’ostéopathie a ses limites. Elle n’a pas vocation à traiter les maladies organiques telles que les infections, les pathologies inflammatoires systémiques ou les lésions structurelles graves nécessitant une prise en charge médicale spécifique. Dans ces situations, le médecin généraliste ou spécialiste reste la référence. En Suisse, l’ostéopathe est toutefois formé pour poser un diagnostic différentiel, reconnaître les signes d’alerte et orienter le patient de manière appropriée. Pour certaines indications relevant plutôt de la médecine conventionnelle, l’ostéopathie peut s’inscrire comme une approche complémentaire, par exemple pour accompagner la récupération fonctionnelle ou soulager des douleurs persistantes après un traitement médical. À la POL, cette articulation entre ostéopathie et médecine conventionnelle s’inscrit dans une vision responsable et collaborative de la santé, centrée sur l’intérêt du patient et la qualité des soins.
Résumé
Le ski est un sport exigeant qui sollicite intensément l’appareil musculo-squelettique et expose à des traumatismes ainsi qu’à de nombreux troubles fonctionnels. En Suisse, l’ostéopathie occupe une place reconnue de premier recours dans la prise en charge de ces problématiques. À la Policlinique Ostéopathique de Lausanne, l’approche ostéopathique du skieur repose sur une évaluation globale, des techniques adaptées et une compréhension fine des contraintes spécifiques du ski. Elle intervient aussi bien en prévention qu’en traitement et en récupération, tout en respectant les limites de la discipline et en s’articulant avec la médecine conventionnelle lorsque cela est nécessaire. Pour les skieurs de Lausanne, du canton de Vaud et de Suisse romande, l’ostéopathie à la POL constitue ainsi une ressource précieuse pour skier avec plus de confort et de sécurité.
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